Pas un gramme de graisse dans cette écriture serrée, vibrante, couleur d’urgence. Forgée par un poète qui a la science des moments. Un livre grave et beau, à se lire à voix haute. A voix haute, absolument.
Francis Matthys, La Libre Belgique, 23/8/96
Caroline Lamarche nous vient de la poésie et de la nouvelle. D’où sa capacité d’adopter - lyriquement - tous les points de vue, de distribuer à l’infini son regard sur les choses, et de les enchanter naturellement...
Pierre Mertens, Le Soir, 28/8/96
Elle sait répondre par l’énergie du langage à l’énergie des sensations et des sentiments.
Nicole Casanova, La Quinzaine littéraire, 1/9/96
C’est une voix incontestable et forte, très émouvante en beaucoup de pages.
Patrick Kechichian, Le Monde des Livres, 20/9/96
![]() |
![]() |
La nuit l’après-midi Minuit, 1998 Une femme ne se souvient pas de son enfance. Sauf d’une chose, dont elle fut délivrée autrefois par l’amour d’une servante, et qu’elle tente de revivre en répondant à une petite annonce. Dès lors, à la douleur qu’elle connaissait avec Gilles, son amant, se substitue la douleur infligée sur demande par l’homme roux. Night in the afternoon, traduction de Howard Curtis |
C’est maîtrisé d’un bout à l’autre, intelligent, et en plusieurs passages, très beau .
Bertrand Leclair, La Quinzaine littéraire, 1/10/98
Un des plus remarquables romans sur le SM parus depuis Histoire de Vivant Lanon de Marc Cholodenko.
Les Inrockuptibles, septembre 98
Une langue chaste sur un sujet brûlant! Caroline Lamarche a beaucoup de talent.
Nelly Paré, Fnac Forum, automne 98
Aussi éloignée de la verdeur pour elle-même que de l’élégance apprêtée, l’écriture épouse au mieux les ambiguïtés de l’héroïne et force l’empathie. Comme une amie vous raconte ce qu’elle ne dirait à personne.
Laurent Robert, Le Carnet et les Instants.
Cette érotique-là dose magnifiquement l’abjection et la beauté.
Sophie Creuz, L’écho, 24 /11 /1998
www.leseditionsdeminuit.fr
![]() |
J’ai cent ans Editions du Rocher/Le Serpent à Plumes/ Motifs 1999 À travers ces histoires réalistes ou fantasques court le fil rouge d’une voix unique : celle d’un automate centenaire dont le chant est la seule mémoire. Extrait. |
Ces nouvelles sont les premières écrites par l’auteur, avant que ne soient publiés ses deux romans, Le jour du chien et La nuit l’après-midi (Minuit.) Le sentiment amoureux est au cœur du récit (…) Une écriture simple et une intéressante finesse descriptive. Le ton est juste.
Le Matricule des Anges, oct-déc. 1999.
Une prose contenue et parfaitement maîtrisée.
Le Monde des poches, 4/6/99
Un remarquable numéro d’équilibriste.
A nous Paris, mai 99
Sans chercher l’effet de style, Caroline Lamarche fait mouche.
Lire, juin 99
Rien que l’ardent désir du mot juste.
Jean-François Lermusieau, le Journal du Médecin, 1999
![]() |
L’ours Gallimard, 2000 Pour écrire, une femme veut devenir chaste. Armée de ce projet étrange, elle rencontre un prêtre. Lecteur passionné, ami jaloux et caustique, il réveille en elle le souvenir d’un amour d’enfance : celui qu’elle a éprouvé pour Blas, le guide de montagne, averti avant tous de l’invisible présence de l’ours. Extrait. |
Certains textes possèdent une aura, une immédiate présence. La littérature est là (...) Caroline Lamarche excelle dans le vertige, l’irruption d’une violence, d’une profusion au sein du dénuement. Ces paroxysmes nous fascinent (...) Folle, oui, mais sa langue sertie concentre chaque fulguration dans une flamme dense et tenace.
Patrick Grainville, Le Figaro littéraire, 20/1/2000
L’érotisme comme l’écriture y est manié avec une rare délicatesse. Avec efficacité aussi. La morale reste suspendue. Ce qui donne au lecteur autant de liberté que de plaisir.
Patrick Kechichian, Le Monde, 3/3/2000
Caroline Lamarche écrit sur le fil du rasoir. On sent, à chaque page, que la lame peut couper. C’est à la fois une caresse et une brûlure.
Jérôme Garcin, Le nouvel Observateur, 9/2/2000
Tout l’art de Caroline Lamarche tient dans cette façon de frôler des gouffres sans y tomber, d’avancer sur le fil du rasoir entre le pur et l’impur avec une grande sobriété de moyens et une impeccable justesse de ton.
Michel Braudeau, Vogue, Mars 2000
Un livre dense et superbe. Lumineusement transgressif.
Christian Libens, Le journal du mardi, mai 2000
Caroline Lamarche a réussi à construire un livre où l’apparente simplicité de l’écriture sert avec une telle efficacité l’audace et l’exigence de son propos qu’on en tourne les pages avec l’empressement qu’on mettrait à lire le meilleur roman d’aventure.
Jean-François Grégoire et Geneviève Bergé, Indications, 2000
Caroline Lamarche progresse avec une précision diabolique (...) La romancière jette d’autant plus le trouble que les figures métaphoriques abondent, faisant apparaître une trinité païenne : le sexe, l’écriture, l’inconscient.
Thierry Guichard, Le Matricule des Anges, avril 2000.
Caroline Lamarche traite de sujets difficiles : transgression, désir, mort, mémoire, création, et des liens qu’ils entretiennent. Le miracle est qu’elle y parvienne dans une langue concrète, dépouillée, presque enfantine, qui confère à son étrange propos une force de vérité très troublante.
Isabelle Rüf, Le Temps, avril 2000
Caroline Lamarche tient son sujet, distillant les gouttes d’un érotisme noir, et même véhément, mais toujours maîtrisé. Or, toute la réussite du livre tient dans la puissance des rêves qui hantent l’héroïne et dont l’ampleur paraît dépasser tout ce que la vie est en mesure de réaliser. Etonnant.
Alain Favarger, La Liberté/Le Courrier, 12/2/2000
Au-delà du fantasme stimulant et vaguement soufré de l’amour avec un prêtre, on s’attache surtout à la formidable énergie dépensée par la narratrice pour faire le vide autour d’elle. Non pas pour supprimer les obstacles vers l’écriture, mais pour les choisir. C’est une des leçons de l’Ours. Un roman d’initiation vers cette étrange staellisation égoïste qu’est l’écriture.
Daniel Picouly, le Journal du Dimanche, 12/3/2000
![]() |
Le rêve de la secrétaire L'Esperluète, 2002 Un récit bref, jailli de la nuit, quelques pages entre songe et réalité. L’amour, l’enfance, ce que la vie noie dans son eau trouble. Tant qu’on rêve, on est vivant. Une sombre et étincelante méditation, accompagnée de monotypes d’Alain Petre. Extrait. |
![]() |
Lettres du pays froid Gallimard, 2003 Alexis, un jeune homosexuel victime d’un suicide raté, ne survit que pour organiser une nouvelle tentative de meurtre contre lui-même. Face à lui, une femme habitée par ses rêves se laisse happer par ce malheur exceptionnel. Extrait. |
C'est probablement d'un grand roman qu'il s'agit. L'esprit d'analyse, l'intelligence des êtres et des sentiments dont témoigne la romancière sont les moteurs d'une action multiple et complexe, sans cesse ramifiée, en extension (...) Caroline Lamarche invente des lignes de destin imprévisibles. A l'intérieur de ces destins, la figure de l'autre, ou des autres, vient troubler et perturber l'ordre que l'on tente, pour soi et en soi, d'établir. Cette conception du monde et le vif usage d'une écriture qui ne cherche pas à contempler ses propres charmes donnent à "Lettres du pays froid" une tonalité rare.
Patrick Kéchichian, Le Monde, 14/02/03
"Lettres du pays froid" a l'évidence d'un grand livre. (...) La maîtrise de Caroline Lamarche se révèle dans la façon qu'elle a de mêler sans les contraindre à se fondre les différentes attentes, les différents états de sa narratrice, ses interrogations de poète et ses espoirs de midinette, son désir de beauté et ses mensonges de femme frustrée.
Bertrand Leclair, La Quinzaine littéraire, janvier 2003
Un dosage étonnant de naïveté crue et de légèreté distante (...) Caroline Lamarche n'a peur de rien.
Les Inrockuptibles, janvier 2003
Une écriture athlétique. Ce que l'on entend y battre, c'est un coeur - et le cÏur est un muscle.
Francis Matthys, La Libre Belgique, 03/01/03
En mêlant le quotidien et la réflexion, les petits détails et les grandes ambitions, l'auteur réussit à nouveau un récit ambitieux.
Christine Ferniot, Télérama, 23/02/03
"Lettres du Pays froid" est la description d'un combat. Tout, chez Caroline Lamarche, se passe à l'étage de l'âme, ce qui la dote d'une telle impudeur tranquille à l'étage du corps. (...) Son courage est sans faille, sa tolérance aussi.
Jacques De Decker, LeSoir, 01/01/03
C'est dans l'espace de risque et d'exigence qui caractérise toute son Ïuvre, que s'inscrit ce quatrième roman de Caroline Lamarche. C'est de l'écriture aux aguets, un affût où le moindre bruissement trahit une présence que la plume débusque avec vaillance, avec compassion, avec amour. Avec cruauté, parce que la lucidité en exige.
Ghislain Cotton, Le Vif/L'Express, 10/01/03
Il y des livres que l'on a l'impression de lire assis les deux pieds dans le vide (...) L'art est là, évident, parfait, tant on sent les humeurs vitales et le sang battre sous la phrase.
Sophie Creuz, L'Echo, 21/01/03
Une langue à la fois sompteuse et précise, à la musicalité infaillible, un style dépourvu de toute virtuosité gratuite, une écriture contrapuntique d'une extrème richesse. Rarement autant qu'ici le mot "texte" (ce qui est "tissé") n'aura été aussi adéquat.
Daniel Arnaut, Le Carnet et les Instants, janvier 2003.
![]() |
Twee vrouwen van twee kanten - Entre-deux Le Fram, 2003 Un recueil double. Les poèmes, en édition bilingue, de deux transfrontalières de la même génération, Hilde Keteleer (traduite par Frans De Haes) et Caroline Lamarche (traduite par Hilde de Keteleer ). Une complicité digne d'un pays dont les poètes, de part et d'autre, se cherchent et se répondent. |
Une virtuosité poétique et métaphorique ainsi qu’une versification remarquable. Une structure aussi raffinée que solide. Chaque vers donne à la fois l’impression d’une éclaircie et d’un obscurcissement. Une démarche poétique qui n’appartient qu’à elle, et à personne d’autre.
Geert van Istendael, in « Septentrion », Arts, lettres et culture de Flandre et des Pays-Bas, 4e trimestre 2003
www.hildeketeleer.eu - www.poezieinvlanderen.be - www.lefram.com
![]() |
Vent frais par matin clair, gravures de Dacos, Le Tétras-Lyre, 2004 L'histoire d 'une prescription de beauté |
![]() |
Carnets d’une soumise de province. Gallimard, 2004 Un homme et une femme vivent une passion singulière, aussi ritualisée qu’extrême. Le récit d’une emprise et de sa subversion. Extraits. |
| Voies libres Editions du ministère de l'Equipement et des Transports de la Région Wallonne, 2005 Le photographe Christian Carez et la romancière Caroline Lamarche ont sillonné, solitaires, à leur propre rythme, les berges de la Meuse, de la Sambre, de l'Escaut... De cette errance intime et libre sont nés des photos et des textes qui mêlent la réalité, la fiction et la mémoire. |
| Karl et Lola Gallimard, 2007 |
- Un livre vénéneux et fulgurant, audacieux et coupant comme un rasoir.
Christine Ferniot. Lire. Avril 2007
- Un orage en 37 éclairs. Une porte sur la folie. Un ténébreux poème.
Francis Matthys. La Libre Belgique. 13/4/07
- Roman à multiples fonds, d’une candeur trompeuse, d’une innocence factice qui tient à la clarté souveraine de la langue. Lamarche au sommet de son art.
Jacques De Decker, Le Soir, 27/4/07
- Une esthétique noire ou bruissante. Un humour d’entre-deux, d’ironie et de provocation.
Jeannine Paque, Le Carnet et les Instants, mai 2007
- Une offensive délibérée sapant toute possible vision stable de nous-mêmes et du monde. Caroline Lamarche parle d’une voix parfaitement sienne, sans imiter qui que ce soit.
Patrick Kechichian, Le Monde des livres, 4/5/07
![]() |
La Barbière, |
- Le versant brûlant/brûlé, braveur d’interdits, de l’œuvre de Caroline Lamarche s’enrichit d’un conte à l’écriture aguëe, maîtrisée en diable : nouveau noir diamant d’un collier, nouvel anneau d’une chaîne. D’une puissance suggestive exceptionnel, ce livre transgressif s’adresse à un public averti. Un récit tantôt étincelant, tantôt fuligineux, qui met en scènes deux femmes qui s’entraident. De ce conte, la voix s’inscrit dans l’écho du Georges Bataille de l’ « Histoire de l’œil .
Francis Matthys, La Libre Belgique, 9/10/2007
- Au-delà du récit surréaliste et de ses fastes barbares, parfaitement déclinés par l’image, pointent des symboliques futées sur des barbaries moins oniriques et sur une société malade de son voyeurisme.
Ghislain Cotton, Le Vif/l’Express, 9/11/2007
- Quelque part, nulle part. Au loin, de l’autre côté du fleuve, gronde la guerre. Dans cette ville, la Barbière tient salon dans un ancien bar à putes, là où s’alignent à l’infini les usines. Munie de couteaux, la Barbière rase de près, de très près. Et s’adonne à un étrange rituel pour préserver cette ville des éclats de la guerre et du temps qui passe. Un récit érotique initiatique où les mots et les gestes esquissés glissent sur les chairs (…) L’écriture de Caroline Lamarche est délicate pour dire cette noirceur, la chair soumise et violée. Les dessins de Charlotte Mollet s’accordent avec une belle harmonie au texte dont l’impudeur rivalise avec la délicatesse.
L’Humanité, 13/12/2007
Charlotte Mollet prolonge remarquablement le récit noir et intrigant de Caroline Lamarche.
Lucie Cauwe, Le Soir, 14/12/2007
- Caroline Lamarche renoue, souverainement, avec sa fantasmatique familière.
(...) Le rêve ici ne se fait chair que dans son dénudement. Démarche cruelle
et féérique : c'est la vision qu'on en a qui dévore le monde.
Pierre Mertens, Contrechamps, Le Soir, 17/1/2008
www.lesimpressionsnouvelles.com